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Grands changements au hockey scolaire québécois (RSEQ, LHPS, LHIQ)?

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Sans faire de bruit, un article paru le 18 novembre dernier dans le quotidien La Tribune de Sherbrooke annonce de possibles grands changements dans le monde du hockey scolaire québécois. On y apprend que le Ministère de l’Éducation a transmis un mandat au RSEQ afin d’améliorer le développement du hockey en milieu scolaire et la cohésion entre les différentes ligues (LHPS, LHIQ, RSEQ).

https://www.latribune.ca/sports/replacer-les-etudiants-athletes-au-centre-de-la-prise-de-decision-d775f982bd69b7995bffca16e02ac814

Le RSEQ, ne possédant pas vraiment de grands experts hockey, a donc décidé de former un comité indépendant piloté par Stéphane Auger (ancien arbitre LNH) et regroupant différents spécialistes tel que ; Dominic Ricard (LHJMQ), Marc Denis (LNH et LHJMQ), Stéphane Quintal (LNH), Martin Raymond (LHJMQ et LNH) et Stéphane Fiset (LNH et QJAAAHL). Bien que cette liste de noms puisse nous sembler impressionnante, il est à noter qu’aucun d’eux, à part Martin Raymond en 2019-2020 (BTAAA) et Dominic Ricard (LHPS depuis 1 an) n’a eu vraiment d’expérience de gestion du hockey mineur québécois (moins de 16 ans) aux cours des 10 dernières années, si ce n’est que de quelques apparitions ici et là.

Hockey Québec mis de côté ?

Comment se fait-il que le Ministère de l’Éducation, intégré depuis plusieurs années avec le Ministère des Loisirs et du Sport, ait décidé d’ignorer l’expertise de Hockey Québec dans ce dossier?

Hockey Québec est pourtant le grand leader du hockey québécois et regorge d’employés comptant des années d’expérience en gestion et en développement de notre sport national. Beaucoup de gens hyper compétents y travaillent depuis un long moment déjà. C’est donc dire que la grande structure mise en place pour gérer, développer et optimiser le hockey ne participerait pas à la refonte d’une très grande partie de ses activités, le hockey scolaire.

Un historique conflictuel et négatif ?

Une des réponses à cette question importante se retrouve peut-être dans le comportement « hautain » dont Hockey Québec a fait preuve lors de la création des premières équipes scolaires à l’époque. Passant de l’ignorance à la non reconnaissance des activités, Hockey Québec, fort de son monopole sportif, a choisi de mettre des bâtons dans les roues de cette alternative moderne qui venait ébranler son conservatisme légendaire. À noter que ce comportement de Hockey Québec semble se reproduire aujourd’hui avec l’apparition de ligues de hockey mineur « privées ».

Confiance ébranlée ?

On peut donc présumer que les trois ligues scolaires impliquées ne désiraient tout simplement pas que Hockey Québec, qui les a reniées pendant des années, vienne leur dire comment améliorer leur structure, en pleine expansion de surcroit. De là à ce que le Gouvernement du Québec demande à quelqu’un d’autre de mettre à jour le sport que Hockey Québec doit développer, régir et superviser, il y a toute une marche.

Quel futur pour Hockey Québec ?

Deux des extraits ayant coulés du rapport du groupe de Stéphane Auger touchent même au plus haut niveau du hockey mineur québécois soit ; le bébé de Hockey Québec « la structure d’excellence (AAA) » et le Midget AAA. Ce serait toute une gifle que le Gouvernement donnerait à Hockey Québec si les modifications proposées par les « indépendants experts » étaient mises de l’avant sans l’avoir impliqué au préalable. Quel sera le rôle de notre grand leader si une autre structure prend la responsabilité du développement de l’élite et d’un volet complet de son propre sport?

Les 5 recommandations du comité Auger :

Recommandation numéro 1 : Modifier la structure d’excellence afin de permettre le choix de l’école indépendamment de la structure.

Recommandation numéro 2 : Uniformiser les catégories d’âge.

Recommandation numéro 3 : En ce moment, dans l’ensemble des ligues scolaires provinciales, il y a 124 équipes M13, 175 équipes M15, 178 équipes M18. Il devrait y avoir 20 % de ces équipes en D1, 40 % en D2 et 40 % en D3. Sauf en M13 où on devrait travailler uniquement des structures régionales.

Recommandation numéro 4 : la mise en échec complète devrait être autorisée uniquement pour le midget AAA. Il y aurait contact physique pour le M13, alors que les autres niveaux auraient la mise en échec progressive.

Recommandation numéro 5 : Revoir la gouvernance actuelle. Il est suggéré que les ligues scolaires soient sous l’égide du RSEQ.

À première vue, les 5 recommandations semblent correspondre à la réalité actuelle. Cependant, le terme « accessibilité » aurait pu et aurait dû faire partie intégrante de ce rapport.

Une recommandation 6 aurait dû être : Le hockey étant notre sport national, nous devrions le rendre accessible par tous les moyens possibles. Sur le plan financier, il faudrait que les écoles publiques (pas seulement privées) de partout au Québec puissent offrir du hockey scolaire de tous les calibres. Cette mesure diminuerait considérablement les coûts et permettrait à des jeunes, dont les parents ne peuvent pas payer l’école privée, d’évoluer comme hockeyeur dans un milieu scolaire. Sur le plan géographique, dès que le nombre de joueurs intéressés le permettrait, nous devrions ajouter des équipes et des écoles afin de couvrir l’ensemble du territoire québécois. Actuellement, selon le lieu de résidence, des jeunes n’ont aucun accès au hockey scolaire de bon niveau. Pour porter le qualificatif « national » un sport se doit d’être accessible à TOUS.

Espérons que cette recommandation 6 se rendra aux décideurs, merci de partager!

Le rapport complet a été déposé au Ministère de l’Éducation à la fin du mois d’octobre et à Hockey Québec une semaine plus tard, apprenons-nous dans l’article de La Tribune. Il n’y a eu aucune réaction des parties impliquées pour le moment.

Peu importe les modifications qui seront apportées suite à ce rapport, le leadership de Hockey Québec est plus que jamais remis en question et c’est bien dommage. Ce grand organisme possède les moyens, le personnel, les outils et la notoriété pour agir de façon proactive et développer notre sport national. Peut-être que tout ce qui manque se nomme « le leadership ».

À suivre, mais une chose est certaine, le statu quo n’est plus une option!

3 commentaires

  • En espérant que le hockey mineur fonctionne avec le principe d’équité entre les jeunes en donnant la même chance à tous de se faire valoir contrairement à ce que j’ai vu cette année ,où on a carrément laissé certains jeunes avec les débutants et je parle de M-13 au lieu de leurs donner la chance de se mesurer à toutes les équipes (sur une période de 1 mois 2 équipes se sont affrontées une dizaine de fois pourtant il y avait 12-13 équipes dans le M-13 de ma ville.quand les bénévoles passent leurs intérêts avant celui des jeunes ça me dépasse complètement.Hockey-Québec à sûrement un gros examen de conscience à faire…

  • Il n’y a rien de neuf sous le soleil à l’effet que bon nombre de bénévoles sont là afin d’assouvir un besoin personnel plutôt que travailler pour la collectivité d’une part et l’autre difficulté découle des coûts exorbitants pour le hockey d’élite ou compétition il me semble que l’on a oublié des choses en cours de route puisque les parents n’ont pas tous les moyens de payer alors que tous les jeunes devraient avoir la chance de pratiquer ce sport

  • D’après moi Enrico Chiconne a eu son mot a dire
    En t’en qu’opposition officielle dans cette histoire
    D’exclusion

    Bravo le navire semble vouloir prendre un chemin différent

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